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Infos pratiques

Mairie de Tignes

Maire : Olivier ZARAGOZA
Montée du Rosset
73 320 Tignes
Tél. 04 79 40 06 40
Fax. 04 79 06 35 46
Email : Cliquez ici pour nous contacter
Horaires d'ouverture :
du lundi au vendredi : 9h à 12h et de 14h à 18h
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Service de l'urbanisme :
Mardi et jeudi de 14h à 17h : ouverture au public
Du lundi au jeudi de 9h à 12h: permanences téléphoniques

Les débuts du tourisme à Tignes

Le développement de l’alpinisme modifie la vision de la montagne et permet de jeter les bases d’un premier tourisme alpin.
Moins d’un siècle après l’ascension du Mont Blanc (1786), William Mathews se lance à la conquête des sommets qui entourent Tignes : en 1860, il escalade la Grande Sassière avant de conquérir, un an plus tard, le sommet du Dôme de la Sache. La pointe Mathews (3.837 m.) rappelle aujourd’hui encore les exploits de l’alpiniste anglais qui ouvrit la voie à d’autres comme Michel Croz (ascension du Mont Pourri en 1861) ou les Anglais Cuthbert, Brandford, Roswel et Nichols (ascensions de Grande Motte en 1864 et de Tsantéleina en 1865).

William Matthews

A la fin du XIXe siècle et au début du XXe, le tourisme de montagne connaît un premier essor qui se limite toutefois à la seule période estivale. Durant la Belle Epoque, les citadins viennent alors profiter de l’air frais de la montagne.

Après le premier conflit mondial, Tignes bénéficie de l’amélioration des conditions de transports : à partir de 1914, le train arrive jusqu’à Bourg-Saint-Maurice tandis que la route jusqu’à Tignes est aménagée. Des mesures sont en particulier prises pour protéger la voie des risques d’avalanches.



Durant l’entre-deux-guerres, Tignes connaît une hausse significative de la fréquentation : le tourisme ne se limite plus à la simple saison d’été, la pratique du ski se développe aussi fortement. Dans ces conditions, le village se dote d’une école de ski, d’un monte-pente, d’un magasin de sports ouvert par Simon Rimmer dans le quartier de la Ramouliva, d’un syndicat d’initiative, d’un ski-club appelé « l’Association des Amis du Sport et la Lecture » et de neufs hôtels et pensions tels que l’Aiguille Percée (anciennement l’auberge Saint Roch dans laquelle descendit l’alpiniste William Mathews), l’hôtel de la Grande Sassière, l’hôtel Grande Motte, l’hôtel du Mont Pourri ou encore la Pension des Skieurs tenue par un italien dénommé Asti Silvio.

Durant cette période, les compétitions de ski se multiplient. Ainsi au début du mois de mars, est organisé un concours de ski qui dure une semaine et qui est ouvert à toutes les classes d’âges. Ces compétitions, avec en vedette la course de fond, rassemblent de nombreux skieurs de toute la Haute Tarentaise et participent à l’édification de véritables légendes locales comme Innocent Bognier qui se plaisait à entamer chaque course avec un handicap ou qui lors d’une course à Montvalezan, gagna après s’être battu avec deux individus chargés de le ralentir ! C’est durant cette période également qu’est instaurée l’épreuve de descente « Aiguille Percée – Vieux Tignes ».

Parallèlement, on commence à se rendre au lac de Tignes malgré des conditions d’accès difficiles, l’ascension se faisant à peaux de phoques ou à dos de mules en fonction de la saison. En 1925, un chalet-refuge est d’ailleurs ouvert. Racheté en 1930, il est agrandi et devient un « hôtel refuge », lieu des adeptes du ski de printemps. Ce premier établissement existe d’ailleurs toujours.

Le développement n’est cependant pas total et un certain nombre de projets d’aménagement reste lettre morte face aux résistances locales. En effet, l’économie rurale demeure encore prédominante.
La construction du barrage jouera alors un rôle déterminant dans l’évolution de la commune : si son aménagement met un terme au développement des infrastructures touristiques de l’ancien village et plus largement à un mode de vie ancien, il aura pour conséquence le développement de la « super station ».