Site officiel - mairie-tignes.fr
Infos pratiques

Mairie de Tignes

Maire : Olivier ZARAGOZA
Montée du Rosset
73 320 Tignes
Tél. 04 79 40 06 40
Fax. 04 79 06 35 46
Email : Cliquez ici pour nous contacter
Horaires d'ouverture :
du lundi au vendredi : 9h à 12h et de 14h à 18h
------------------------------
Service de l'urbanisme :
Mardi et jeudi de 14h à 17h : ouverture au public
Du lundi au jeudi de 9h à 12h: permanences téléphoniques

Le chef lieu, centre de la vie communautaire

Malgré les traces d’une fréquentation humaine dès l’Antiquité favorisée par l’existence de voies secondaires vers l’Italie et la Maurienne, ainsi que la présence d’un village dès le Moyen Age, il est difficile d’apporter des éléments quant à l’histoire tignarde avant le XVIIe siècle.
Si Tignes se compose de différents hameaux de tailles plus ou moins importantes, le chef-lieu situé dans la cuvette aujourd’hui inondée, apparaît tout au long de l’histoire comme le véritable centre de la vie communautaire.
Le chef lieu s’articule autour de la place du village. Sur cette aire, se trouvaient au début du XXe siècle, l’auberge Saint Roch, l’hôtel de la Grande Sassière considéré comme le premier véritable hôtel de Tignes, une sorte de boîte de nuit qui vit le jour au milieu des années 30, La Cagna et une épicerie mercerie. A proximité de la place, fut aménagé l’hôtel du Mont Pourri considéré longtemps comme le plus bel hôtel du village. C’est sur cette place que la population venait aux nouvelles et débattait des affaires publiques.



C’est également au sein du chef-lieu que l’on trouve deux autres éléments importants de la vie communautaire.
Entourée par le cimetière, l’église Saint-Jacques apparaît basse et trapue et a subi peu de modifications au long de son histoire contrairement à de nombreuses églises de Tarentaise.
Le mobilier se remarque par ses autels datant des XVIIe et XVIIIe siècles dont les devants comportent de beaux cuirs de Cordoue peints (probablement fabriqués en Provence), de retables datant de la même période de style baroque en bois sculptés, polychromés et dorés à la feuille d’or, d’œuvres d’artistes de la Valsesia et de nombreux objets d’ornements (vases, statues en bois du XVIe au XVIIIe siècle, objets de culte…). Aujourd’hui encore, il est possible d’admirer ces œuvres dans l’église située aux Boisses. 



Le retable majeur date du XVIIIe siècle et porte les armoiries des donateurs, les familles du Verger et de Chabod de Saint Maurice : sur le tableau d’ailleurs, les têtes de Saint Maurice, Saint Christophe et Sainte Catherine sont sans doute des représentations des membres de ces familles.

On accédait à l’église par trois portes : la porte des Chartreux (du nom du quartier situé au sud de l’église), la porte de la place du village et la porte de la Ramouliva (du nom du quartier situé au nord de l’édifice religieux). C’est au sommet du chemin qui partait de la porte de la Ramouliva et qui menait au quartier du même nom qu’allait être inauguré le premier magasin de sports du village.

L’autre élément, la mairie faisait également office de bâtiment pour l’école communale : divisée entre les classes des garçons et celles des filles, l’école contenait à l’étage le logement de l’instituteur ainsi que la salle où se réunissait le conseil municipal.



C’est donc dans ce dernier édifice qu’étaient prises les décisions relatives à la communauté tignarde.
L’organisation politique reflète fidèlement l’ordre social : au XVIIIe siècle, la commune est dirigée par un syndic et quatre conseillers (corps du conseil de la paroisse de Tignes) issus des familles relativement aisées.
C’est notamment ce conseil qui décide des règlements de pâturage sur les biens communaux, approuve le budget élaboré par le secrétaire et répartit l’impôt direct. Il mène à bien la gestion des affaires publiques pour une population qui double presque entre le milieu du XVIe siècle et le début du XIXe siècle (de 622 à 1164 habitants).

L’organisation administrative se modifie après l’annexion française (1860) mais la communauté demeure dominée par une dizaine de familles et ce jusqu’à la première moitié du XXe siècle. Cette élite se compose en règle générale, de grands alpagistes impliqués dans les activités de commerce et de transport et continue de veiller aux destinées du village.

A l’instar d’autres communautés, celle de Tignes est déchirée par des tensions internes qui sont néanmoins atténuées par une réelle solidarité de groupe nécessaire en raison de l’environnement difficile.