
Mairie de Tignes
Si l’occupation humaine sur le territoire de Tignes a changé au cours de l’histoire, les frontières actuelles de la commune sont sensiblement les mêmes que celles connues dès le XVIIe et XVIIIe siècles.
Délimité par des montagnes imposantes telles que la Grande Sassière (3750 m), la Tsanteleina (3602 m), la Grande Motte (3650 m), la Grande Casse (3852 m), le Dôme de la Sache (3601 m) et le Mont Pourri (3780 m), étendu sur plus de 8.000 hectares, l’espace de la commune s’avère important mais les conditions géographiques et climatiques en ont limité de tout temps, sa pleine exploitation.
Avant la construction du barrage au début des années 1950, l’occupation humaine était concentrée autour de trois points principaux :
L’emplacement actuel de la station n’était alors qu’un espace consacré aux activités pastorales et regroupait un nombre important d’alpages (alpages de la Balme, de Tovière, du Bec Rouge, du Lac ou des Almes…).
L’aménagement du barrage a profondément modifié cette occupation : si les hameaux situés à la périphérie supérieure ainsi que le village des Brévières ont été épargnés, la cuvette où était situé le chef-lieu, a été inondée.
En 1952, c’est donc le cœur de Tignes qui disparaissait avant de renaître dans un premier temps aux Boisses, puis dans un second temps, autour du lac situé à 2.100 m. dans le cadre de l’aménagement de la station de sports d’hiver.
Aujourd’hui, la Statue Mémorial sculptée par Livio Benedetti, rappelle le souvenir du village englouti et célèbre l’histoire de la Santa Terra, nom donné par les habitants et les émigrants tignards à leur région d’origine…
C’est donc au sein de cet espace de montagne que s’est construite l’histoire de Tignes…